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Janvier 2006
Conférence Européenne
L'Euro - sept ans après

Novembre 2005
Les scénarios de l'Europe après le rejet du Traité constitutionnel: Quel élargissement ? Quel approfondissement ?

Juin 2005
Table ronde: “Le referendum sur la Constitution europeenne, France, 29 mai, des explications et des consequences”
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Mai 2005
Colloque: "De la signature du Traite à une intégration réussie dans l’Europe Unie"
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Avril 2005
Conférence à Cluj - "L’Intégration européenne, compte à rebours pour la Roumanie"

Mars 2005
Conference « L’avenir de l’Europe. Quelle Roumanie dans quelle Europe ?»
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« L'avenir de l'Europe. Quelle Roumanie dans quelle Europe? »

La Fondation Ithaka en partenariat avec le Ministère roumain des Affaires Etrangères

Alors que l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne est programmée pour 2007, nous avons organisé, en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères de la Roumanie, un débat qui a pour cible la société civile roumaine, la presse et les jeunes générations.

Ce projet fait partie d'une stratégie plus ample de la fondation Ithaka, ciblant la société civile, les médias et les jeunes générations. La Fondation œuvre pour renforcer sa plate-forme pour le débat européen en Roumanie jusqu'à son intégration dans l'Union européenne. Ainsi, nous avons réuni ce mois-ci à Bucarest M. Pierre Moscovici, le vice-président du Parlement européen et le Rapporteur pour la Roumanie au Parlement européen, des hommes politiques roumains qui sont impliqués dans le processus d'intégration à l'Union européenne, notamment M. Mihai Razvan Ungureanu (le Ministre des Affaires Etrangères), M. Leonard Orban, (le Négociateur en Chef avec l'Union européenne) ainsi que des nombreux ambassadeurs et des membres du corps diplomatique des pays de l'Union européenne. L'événement a bénéficié également de la présence de M. Luca Niculescu, rédacteur en chef à Delta RFI et correspondent RFI pour l'Europe de Sud-est, représentant les medias.

Environ 90 des invités ont été présents (i.e. : les représentants de la société civile, des médias, du corps diplomatique et des étudiants.)

Les participants ont débattu sur :

  • L' Europe Unie/Roumanie en tant que membre de l'UE;
  • La Constitution européenne;
  • L'avis conforme du Parlement européen sur le Traité d'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne;
  • L'Europe de la communication/ le rôle des médias dans la construction européenne;
 

Les actes du colloque :

Le débat La Roumanie dans l'Union européenne présenté par M. Mihai Razvan Ungureanu, le Ministre roumain des Affaires Etrangères, a ouvert les travaux du colloque. Son discours a été centré sur l'idée que l'intégration de la Roumanie suppose deux paris: un pari technique et un pari culturel. Ainsi, le pari technique se réfère aux solutions administratives, qui sont a même d'être résolues par le respect des principes de la bonne gouvernance et par l'application du cadre légal, dans l'étape ultérieure la Roumanie étant très attentivement suivie à cet égard. Le pari culturel vise la société roumaine dans son ensemble et suppose "l'implication de tous les citoyens dans le processus de l'européanisation de la Roumanie"*. De son point de vue, l'Europe unie ne peut pas être complète sans la Roumanie, mais également sans des pays comme la Serbie et le Monténégro, la Macédoine, l'Albanie ou la Moldavie.

Quelques conclusions et nos propositions pour l'avenir :

En répondant au défi* du Ministre des Affaires Etrangères, l'organisation de cette rencontre avec l'appui de la société civile rappelle que notre pays possède 'une société civile divisée, avec des plates formes de débat européen faibles. Dans ce contexte, la fondation Ithaka propose la continuation de son activité initiée auparavant, plus précisément: l'organisation de débats ayant une thématique européenne en Roumanie, et dans les capitales les plus importantes des pays membres de l'Union européenne, des sessions de formation des journalistes, et l'implication active des étudiants au débat européen (voir le programme d'action 2005-2007).

Le débat "L'avenir de l'Europe: la Constitution européenne" a été soutenu par M. Pierre Moscovici, le Vice-président du Parlement européen, le nouveau rapporteur pour la Roumanie au Parlement européen. Malheureusement, le débat n'a pas bénéficié de la présence de l'invité roumain de la fondation, M. Adrian Severin, député du PSD au Parlement roumain, le représentant de la Roumanie à la Convention européenne, qui a regretté son absence, due à un voyage à l'étranger.

M. Moscovici est un fervent partisan "OUI", pour la Constitution européenne. Il milite en faveur du référendum qui aura lieu à la fin mois de mai en France, la position de son parti socialiste étant toujours divisé a cet égard. Le point de vue de M. Moscovici est que la ratification de la Constitution par les pays membres de l'Union européenne est essentielle : ce document ne représente pas seulement une clarification des traités antérieurs, mais surtout une série de nouvelles propositions fortement nécessaires (i.e : la création de la fonction du Ministre des Affaires Etrangères de l'Union, la généralisation du vote par la majorité qualifié au Conseil européen, etc.).

En ce qui concerne le rapport du pays que M. Moscovici a présenté au Parlement européen, son message a été exigeant mais plutôt positif. Ainsi, M. Moscovici a déclaré qu'il ne conçoit pas l'Europe unie sans la Roumanie, mais qu'il nous reste à parcourir un chemin important jusqu'au moment de l'adhésion.

La position de M. Moscovici à l'égard du traité de l'adhésion est que la Roumanie et la Bulgarie signent le Traité le même jour, le 13 avril, pour qu'il n'y aient pas des différences entre les deux pays.

M. Pierre Moscovici a déclaré que son attitude par rapport à la Roumanie est à la fois amicale et exigeante: "Je suis un avocat de la Roumanie et je vous conseille de ne pas vous émouvoir à l'égard des certains déclarations. Vous allez entendre beaucoup de déclarations dans les semaines à venir. Celles-ci ne représentent pas la position officielle du Parlement européen."(M. Pierre Moscovici faisait référence à l'opinion critique par rapport à l'adhésion de la Roumanie, opinion exprimée par l'eurodéputé allemand chrétien-démocrate Markus Ferber).

En ce qui concerne la corruption, le rapporteur du Parlement européen a déclaré que malgré le défi réel de la lutte anti-corruption, il partage l'opinion du président de la Roumanie, M. Traian Basescu, plus précisément que ce n'est pas juste de déclarer la Roumanie en tant que pays entièrement corrompu. Il faudra s'atteler au cas individuels et à leurs issues.

Quelques conclusions et nos propositions pour l'avenir :

Le Vice-président du Parlement européen a critiqué le fait qu'on parle assez peu de la Constitution européenne, dans les médias françaises, et étrangères. Il a attiré l'attention sur le fait qu'en signant le traité d'adhésion, la Roumanie signera dans le même temps tous les traités de l'Union européenne, dont la Constitution européenne. La Constitution européenne devra constituer un thème de discussion plus présent dans les débats parlementaires, et dans les médias roumains. Consciente de l'intérêt restreint à l'égard de la Constitution européenne auprès du public roumain, et de l'importance que la Constitution a dans le processus d'approfondissement de l'Union européenne, la fondation Ithaka continuera d'organiser des débats dédiés à la problématique de l'Union européenne, avec les médias, la société civile et le milieu académique.

Le débat « Le stade de la préparation interne de la Roumanie dans le contexte de l'avis conforme du Parlement Européen sur le Traité d'Adhésion de la Roumanie à l' Union Européenne » présenté par M. Leonard Orban, le Négociateur Chef de la Roumanie à l'Union Européenne, a repris le discours du Vice-président du Parlement européen.

Ainsi, M. Orban a apprécié que le Parlement européen a eu une attitude amicale, mais exigeante par rapport à la Roumanie, le législatif européen étant la première institution communautaire qui s'est exprimé en faveur de l'adhésion de la Roumanie à l'UE. "Nous sommes convaincus que le Parlement Européen dira «OUI » à l'adhésion de la Roumaine à l'UE" a déclaré le Négociateur Chef, même s'il a rappelé aussi les positions négatives, comme l'opposition de certains parlementaires européens conservateurs. Au cours de cette conférence, Monsieur Orban a mentionné la nécessité impérative d'assurer une préparation systématique. De son point de vue, l'adhésion en 2007 ne résoudra pas seulement les contraintes liées au passé, mais surtout mettra les bases d'une Roumanie capable de faire face aux exigences de son appartenance à la famille de l'Union Européenne.

Quelques conclusions et nos propositions pour l'avenir :

L'état de lieu déficitaire de certains domaines problématiques en vue de l'adhésion impose le suivi de la part de la société civile pendant la période 2005-2007. Dans ce sens, la fondation Ithaka qui a identifié et mobilisé les principaux acteurs ONGs et administratifs impliqués dans ces domaines a initié le programme de suivi du progrès dans les domaines déficitaires pour l'adhésion de la Roumanie à l'UE. Ces rapports réalisés par la fondation seront envoyés chaque trimestre au Parlement européen à l'attention de M. Pierre Moscovici, le rapporteur de la Roumanie au sein du PE. La fondation s'engage à
organiser des rencontres annuels entre les représentants des ONGs concernés et les représentants des Parlements (roumain et européen)

Le débat "Le rôle des média dans la construction européenne" a été présenté par M. Luca Niculescu, rédacteur chef à Delta RFI et correspondent RFI pour l'Europe de Sud-Est. Le sujet a été débattu par les journalistes et les étudiants présents dans la salle. Dans son discours, Monsieur Niculescu a fait deux distinctions fondamentales. D'une part, dans les journaux de l'Union Européenne les affaires européennes font partie du quotidien. Même ci celles-ci ne sont pas considérées comme étant des sujets "sexy", il y a un intérêt visible par rapport à ce sujet. Presque tous les pays européens ont des correspondants à Bruxelles qui présentent l'Europe unie dans les médias.

D'autre part, en Roumanie la situation est totalement différente. Il n'y a pas encore de correspondants à Bruxelles. Les journalistes roumains n'ont pas une formation spécialisée dans les affaires européennes et ils ne participent pas de manière organisée aux réunions des Conseils Européens. Par conséquent, l'intérêt pour le sujet est limité et les informations sur l'UE proviennent rarement d'une source directe. Malheureusement il manque également des programmes de formation aux affaires européennes dans le milieu académique. Pour conclure, malgré la proximité temporelle de la date de l'adhésion européenne, en Roumanie il n'existe pas une stratégie intégrée des médias par rapport aux affaires européennes.

Quelques conclusions et nos propositions pour l'avenir :

La fondation Ithaka va continuer ses efforts de rassembler les ressources afin de former les journalistes sélectionnés dans le cadre du programme "Europa Noastra" et de renforcer les réseaux européens (voir le programme d'action 2005-2007).

 
 
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